NOUVEAU SINGLE - En attendant la sortie de leur album 3e guerre mondiale : Pinal gang explose dans Lamb ji |
| Vendredi, 15 Juillet 2011 15:48 | |||
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Le groupe de rap Pinal Gang a sorti un single titré Lamb Ji. Il y décrie les conséquences négatives de la lutte dans la société sénégalaise et particulièrement sur le plan religieux, éducatif et sécuritaire. Selon ces rappeurs qui préparent la sortie de leur troisième album baptisé 3e Guerre mondiale, ce sport n’est plus un vecteur de bonnes mœurs. Le groupe de rap Pinal Gang a sorti un nouveau single sur la lutte, spécialement pour dénoncer les dérives de ce sport. Le morceau de près de quatre minutes s’intitule Lamb ji et sera gravé sur leur prochain album 3e Guerre mondiale dont la sortie est prévue après le mois de ramadan. Cet album sera riche de près d’une vingtaine de titres. Mais s’ils ont tenu à d’abord mettre ce single à la disposition des mélomanes, c’est parce que le sujet qu’ils y évoquent est d’une actualité brûlante. En réalité, après une observation et une analyse pertinente du milieu de la lutte sénégalaise, ces jeunes rappeurs se disent convaincus qu’une nouvelle tendance et de nouvelles donnes relatives au milieu de la lutte sont en train de mener le Sénégal dans le chaos. «L’avenir du Sénégal ne se trouve pas dans les nguimb. Mais plutôt dans la science, la technologie. Alors qu’on a besoin de savants, de guides et d’érudits, les gens passent leur temps dans la lutte alors que cela ne réussi même pas à tout le monde», soutient Général Zoom, l’un des membres du groupe Pinal Gang. Il constate et signale de façon crue : «La lutte est en train de diviser la banlieue. Une haine s’est installée à cause des combats. Et c’est pire que les navètanes.» Pis, Pinal Gang voit dans l’arène des pratiques douteuses qui lui font dire que «l’expansion de la lutte favorise le blanchiment d’argent, la vente de drogue par certains promoteurs». Il s’y ajoute d’après Général Zoom, que la lutte encourage la déperdition scolaire. «Actuellement, tous les petits garçons rêvent de devenir de grands lutteurs. Aussi, les lutteurs se sont accaparé des écoles qui sont devenues leurs lieux d’entraînement. Maintenant aucun élève ne peut plus faire des cours du soir à cause des cours d’école transformées en arène», déplore Général zoom. Copa, son acolyte, le soutient : «Les lutteurs sont bien payés alors que les enfants n’ont encore rien. Il faut qu’ils les laissent travailler. L’éducation souffre de la lutte qui n’est que violence. La Justice est au courant de ce qui se passe après les combats. Mais personne ne fait rien. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités et agisse en conséquence.» Persuadé que ce problème n’est pas une priorité de l’Etat, d’autant que «le président de la République en personne a gracieusement offert des terrains à Balla Gaye 2 et à Modou Lô, alors qu’il y a des gens qui vivent toujours dans les inondations», le Pinal Gang estime que cela ne fait qu’encourager la lutte au détriment de choses bien plus importantes et urgentes. Le Pinal Gang est un groupe de hip-hop composé de deux rappeurs surnommés Général zoom et Copa. Ils se présentent comme étant «les rappeurs du peuple» et sont en apparence moins chargés que certains rappeurs de style extravagant qui s’alourdissent de grosses montres ou de grosses chaînes. «Nous sommes naturels. On ne fait pas dans le bling-bling», rassurent-ils. Se considérant comme la voix du peuple, ces rappeurs veulent toujours être en alerte contre les dérives au sein de la société. Ce qui explique leur souci de clamer haut et fort que la lutte qui est un sport assez apprécié du public, est désormais gangrénée par la violence. «Mieux vaut prévenir que guérir», estime le Pinal Gang d’après qui la lutte instaure la «sauvagerie au Sénégal». «Quand il y a des problèmes sérieux, les gens ne s’en rendent pas compte à cause de la communication à outrance qui se fait autour de la lutte. C’est de la distraction pour que les gens oublient les priorités. La lutte est en train de bouleverser les tendances et c’est vraiment dommage», insistent ces rappeurs dont le single Lamb ji, n’est surtout pas tendre avec les acteurs de la lutte. Dans cette chanson déjà en diffusion sur certaines chaînes de radio, ils ont déversé leur bile tout en sensibilisant les populations sur les méfaits de ce sport national. Affichant leur intérêt pour le respect de la religion : l’Islam, ils disent avoir été «choqués par des images d’un lutteur qui se baladait presque nu en tenant entre ses mains un exemplaire du Livre Saint, le Coran». Ce qui pour Copa, est un affront à la religion. «C’est banaliser la religion. En plus ce que font les lutteurs, c’est de la science occulte qui n’est pas recommandée», tonne-t-il.
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